k r i t i k e n   . .   m u s i k t h e a t e r

 

 

 

Wozzeck with Nicky Spence (Andres) and Kurt Rydl (Doktor)
Berg: Wozzeck, Opera National de Paris
Photo © Emilie Brouchon

Berg, Wozzeck, Opera National de Paris 2017 Wiederaufnahme (I: Marthaler, D: Schoenwandt):

Forum Opera:
Mais inclinons-nous pour finir devant l’interprétation de Johannes Martin Kränzle. Dans ce qui est son premier Wozzeck, le baryton allemand incarne la démence du personnage de bout en bout, transmettant aussi bien ses pulsions de violence que la mélancolie noire de ses réflexions mi-absurdes, mi-géniales. Malgré un début plus en retrait, la voix suivra cette incarnation scénique durant toute la soirée, où la spontanéité de la déclamation a été longuement étudiée. Cette reprise du Wozzeck parisien brille essentiellement grâce à Johannes Martin Kränzle, qui semble avoir compris comme personne l’ambivalence de la langue de Büchner, partagée entre rêverie hallucinée et tourments meurtriers. Après ces débuts très prometteurs, on se réjouit d’entendre ce nouveau rôle sur d’autres scènes à l’avenir.

Olryx:
..tandis que Johannes Martin Kränzle dans le rôle-titre offre un baryton ample et mobile, qui traduit en sons le psychisme malade et les troubles du comportement d’un homme qui n’accepte plus les affres de sa condition.... La voix de Wozzeck fait trembler les fondements d’un ordre social injuste, dont la permanence à travers les époques est soulignée par la mise en scène actualisée. .. Mais Wozzeck refuse de se laisser aller à la facilité d’une voix naturelle et préfère scruter les abysses ouverts par les trombones et autres cuivres étourdissants, et y projeter sa voix profonde, sculptée par une douleur sourde mais pressante qui donne lieu à l’écriture vocale étrange et inquiétante (unheimlich, dit le Capitaine) de Berg.

Formalhaut:
En agent de la sécurité, le malheureux passe de table en table, sur lesquelles la morosité des adultes s’étale, en proie à une folie frénétique et grandissante, folie que Johannes Martin Kränzle extériorise avec une hargne palpable dès la première partie de la pièce... Face à une telle incarnation, Johannes Martin Kränzle fait vivre un Wozzeck particulièrement vrai, avec un mordant qui prend à partie l’auditeur, et qui nous touche profondément lorsqu’il allège sa peine par des expirations soupirantes et si légères.

Justfocus:
Et là je pense à Johannes Martin Kränzle, qui campe un Wozzeck remarquable tant vocalement. Ses déplacements sur la scène, à ranger tout et rien, soulever et déplacer, aller sans but ni logique entre ces tables, ces chaises, … traduisent admirablement l’errance de ses pensées, l’inéluctable de son destin, l’incompréhension qu’il rencontre.

Sceneweb:
Johannes Martin Kränzle est tout à fait excellent dans le rôle-titre.

Classicagenda:
Sur le plateau, Johannes Martin Kränzle est impressionnant dans la peau de Franz Wozzeck, cet homme qui se consume de jalousie et dont la folie meurtrière se met en marche dans l’indifférence générale. Il est sidérant dans ce rôle qu’il habite pleinement. Son jeu dramaturgique est excellent, notamment lorsqu’il est en proie à des visions et hallucinations malsaines.

Operapoint:
Man muß die Sänger bewundern. Johannes Martin Kränzle spielt, singt, stöhnt, schreit mit im Grunde warmer Baritonstimme überzeugend einen pathologisch-neurotischen Wozzeck.

Paris Update:
The singing in this production is excellent throughout, but Gun-Brit Barkmin’s vulnerable yet tenacious Marie and Johannes Martin Kränzle’s brokenly dignified Wozzeck are exceptional.

Wanderersite:
Le plateau est dominé par Johannes Martin Kränzle dans le rôle-titre. L'autorité et l'assise vocale contredisent la fragilité psychologique.

Altamusica:
Et enfin, c’est avec un réel plaisir que l’on retrouve le baryton Johannes Martin Kränzle, prenant ici pour la première fois le rôle du soldat trompé. La gestuelle autant que la projection et le détail du texte, lui procurent toutes les qualités pour faire partie des meilleurs tenants du rôle sur les grandes scènes aujourd’hui....une distribution de haut niveau grâce à la prise de rôle de l'excellent Johannes Martin Kränzle.

Concertonet:
Excellente distribution, dominée par le Wozzeck ténébreux mais chantant, de Johannes Martin Kränzle.

Artistik Rezo:
L’apathie des consommateurs ordinaires, leur indifférence contraste avec la nervosité, la frénésie du Wozzeck campé par Johannes Martin Kränzle, tout simplement époustouflant dans le rôle titre. Son jeu halluciné, à fleur de peau, sa démarche titubante, apporte à cette production l’aspect tragique et burlesque qui sied à l’opéra.

Resmusica:
Ce tragique est omniprésent tout au long de l’œuvre, ne serait-ce qu’avec le personnage de Wozzeck, qui se comporte en dépressif. Pour ses débuts à l’Opéra de Paris, Johannes Martin Kränzle apporte au rôle de Wozzeck, qu’il interprète pour la première fois, une modération dans les mouvements corporels, qui n’en est pas moins d’une grande efficacité. Son Wozzeck, inadapté et fragile, bénéficie vocalement d’un timbre de baryton profond et agile.

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